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La Parole de Dieu du Lundi de la 31e semaine du Temps Ordinaire A (02/12/2026)

bougie fideles defunts

ommémoration de tous les fidèles défunts, on peut choisir d’autres lectures dans le Lectionnaire III : Messe des défunts (adultes)

Lecture et Méditation

Lectures de la messe

Première lecture

« Comme une offrande parfaite, il les accueille » (Sg 3, 1-6.9)

Lecture du livre de la Sagesse

          Les âmes des justes sont dans la main de Dieu ;
aucun tourment n’a de prise sur eux.
  Aux yeux de l’insensé, ils ont paru mourir ;
leur départ est compris comme un malheur,
  et leur éloignement, comme une fin :
mais ils sont dans la paix.
  Au regard des hommes, ils ont subi un châtiment,
mais l’espérance de l’immortalité les comblait.
  Après de faibles peines,
de grands bienfaits les attendent,
car Dieu les a mis à l’épreuve
et trouvés dignes de lui.
  Comme l’or au creuset, il les a éprouvés ;
comme une offrande parfaite, il les accueille.
  Au temps de sa visite, ils resplendiront :
comme l’étincelle qui court sur la paille, ils avancent.
  Ils jugeront les nations, ils auront pouvoir sur les peuples,
et le Seigneur régnera sur eux pour les siècles.
  Qui met en lui sa foi comprendra la vérité ;
ceux qui sont fidèles resteront, dans l’amour, près de lui.
Pour ses amis, grâce et miséricorde :
il visitera ses élus.

          – Parole du Seigneur.

Psaume

(26 (27), 1, 4, 7-9a, 13-14)

R/ J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
(26, 13)

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m’attacher à son temple.

Écoute, Seigneur, je t’appelle !
Pitié ! Réponds-moi !
Mon cœur m’a redit ta parole :
« Cherchez ma face. »
C’est ta face, Seigneur, que je cherche :
ne me cache pas ta face.

Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »

Deuxième lecture

« La mort a été engloutie dans la victoire » (1 Co 15, 51-57)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
  c’est un mystère que je vous annonce :
nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons transformés,
  et cela en un instant, en un clin d’œil,
quand, à la fin, la trompette retentira.
Car elle retentira, et les morts ressusciteront, impérissables,
et nous, nous serons transformés.
  Il faut en effet que cet être périssable que nous sommes
revête ce qui est impérissable ;
il faut que cet être mortel revête l’immortalité.
  Et quand cet être périssable
aura revêtu ce qui est impérissable,
quand cet être mortel
aura revêtu l’immortalité,
alors se réalisera la parole de l’Écriture :
La mort a été engloutie dans la victoire.
  Ô Mort, où est ta victoire ?
Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ?

  L’aiguillon de la mort,
c’est le péché ;
ce qui donne force au péché,
c’est la Loi.
  Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire
par notre Seigneur Jésus Christ.

          – Parole du Seigneur.

Évangile

« Celui qui croit le Fils a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6, 37-40)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur.
Celui qui croit en moi ne mourra jamais.
Alléluia. (Jn 11, 25a.26)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

     En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
      « Tous ceux que me donne le Père
viendront jusqu’à moi ;
et celui qui vient à moi,
je ne vais pas le jeter dehors.
       Car je suis descendu du ciel
pour faire non pas ma volonté,
mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
        Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé :
que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés,
mais que je les ressuscite au dernier jour.
        Telle est la volonté de mon Père :
que celui qui voit le Fils et croit en lui
ait la vie éternelle ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

          – Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation de ce Lundi en profondeur…

Les thèmes proposés pour la méditation sont :

– Jésus nous promet une demeure dans le ciel

– Les âmes du purgatoire et notre intercession pour elles

– Aide mutuelle entre nous et les âmes du purgatoire

« QUE VOTRE cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures » (Jn 14, 1-2). La mémoire de tous les fidèles défunts nous fournit l’occasion de considérer une nouvelle fois la réalité de la vie éternelle, d’orienter nos sentiments vers l’espérance de la rencontre définitive avec le vrai amour, pour toujours. Aucun de nous n’a franchi le seuil de la mort, si bien que nous ne connaissons pas les modalités de ce moment. Dieu a voulu nous révéler, dans son Fils, ce qui nous attend dans ses demeures.

« Hier et aujourd’hui, de nombreuses personnes font une visite au cimetière, qui, comme le mot le dit, est le « lieu du repos », dans l’attente du réveil final. C’est beau de penser que Jésus lui-même nous réveillera. Jésus lui-même a révélé que la mort du corps est comme un sommeil dont il nous réveille. Avec cette foi, nous nous arrêtons — même spirituellement — auprès des tombes de nos proches, ceux qui nous ont aimés et nous ont fait du bien. Mais aujourd’hui, nous sommes appelés à faire mémoire de tous, même de ceux dont personne ne se souvient » [1]

« Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, ajoute Jésus, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi » (Jn 14, 3). « L’homme a besoin d’éternité et toute autre espérance est trop brève, est trop limitée pour lui. L’homme n’est explicable que s’il existe un Amour qui dépasse tout isolement, même celui de la mort, dans une totalité qui transcende aussi l’espace et le temps » [2].


« DONNE-LEUR, Seigneur, le repos éternel et que brille sur eux la lumière de ta face » [3], demandons-nous au début de la messe. L’état des fidèles défunts qui ne sont pas encore arrivés au ciel est fait à la fois de souffrance et de joie. Souffrance et bonheur s’entremêlent mystérieusement au purgatoire. La raison de cette joie en est la certitude qu’ils verront Dieu : ils ont remporté la bataille, ils ont décidé d’être heureux sur terre et au ciel. Ils sont sur le point d’entrer dans la gloire et c’est pourquoi la tradition chrétienne les appelle les « âmes bénies du purgatoire ».

Même les peines y sont une source de joie, parce que les âmes acceptent la souffrance, dans un don total à la volonté divine. D’un amour brûlant, bien qu’encore imparfait, elles adorent le mystère de la sainteté de Dieu. Sainte Catherine de Gênes, connue en particulier pour ses visions du purgatoire, qu’elle décrit comme « un feu non extérieur mais intérieur » sur le chemin de la pleine communion avec Dieu. Devant l’amour de Dieu, l’âme fait une expérience de profonde douleur pour les péchés commis, alors qu’elle est liée par les désirs et la peine du péché qui la rendent incapable de jouir de la vision de Dieu. Il s’agit en effet, d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du ciel » [4]

Le prêtre dans une des prières eucharistiques proposées par le missel, demande à Dieu au nom de tous : « Souviens-toi aussi de nos frères qui se sont endormis dans l’espérance de la résurrection, et de tous les hommes qui ont quitté cette vie : reçois-les dans ta lumière, auprès de toi. » [5]. Parmi les suffrages que nous pouvons offrir, le plus important est le saint sacrifice de l’Autel. La sainte messe peut être célébrée pour les défunts. L’Église, souhaitant qu’ils arrivent au plus tôt au ciel, autorise tous les prêtres à célébrer trois fois la sainte messe. Elle nous encourage aussi à prier pour nos frères qui « dorment dans la paix ». La dévotion du peuple chrétien, outre l’Eucharistie, a trouvé des pratiques pieuses comme le saint rosaire, les absoutes et les œuvres de pénitence, un véritable chemin de prière pour intercéder pour les défunts.


LA COMMUNION avec toute l’Église, en l’occurrence avec les défunts, fait que « notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur » [6]. Les saints ont eu une grande dévotion envers cette aide mutuelle. Saint Alphonse Marie de Liguori affirme que nous pouvons croire qu’aux âmes du purgatoire « le Seigneur fait connaître nos requêtes, puisqu’elles sont remplies de charité ; soyons donc sûrs qu’elles intercèdent pour nous » [7]. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus y avait souvent recours et, ayant bénéficié de leur aide, se sentait redevable : « Mon Dieu, je vous supplie de payer vous-même la dette que j’ai contractée envers les âmes du purgatoire » [8]. Saint Josémaria, lui aussi, avouait sa complicité avec elles : « Au début, je ressentais très fort la compagnie des âmes du purgatoire. Je les sentais comme si elles tiraient sur ma soutane pour que je prie pour elles et me recommande à leur intercession. Depuis lors, compte tenu des énormes services qu’elles me rendaient, j’ai aimé dire, prêcher et inculquer dans les âmes cette réalité : mes bonnes amis les âmes du purgatoire » [9].

Cette expérience des saints nous apprend que l’amour de ceux que nous aimons peut aller au-delà de la mort. « Aucun homme n’est une monade fermée sur elle-même. Nos existences sont en profonde communion entre elles, elles sont reliées l’une à l’autre au moyen de multiples interactions. Nul ne vit seul. Nul ne pèche seul. Nul n’est sauvé seul. Continuellement la vie des autres entre dans ma vie : en ce que je pense, je dis, je fais, je réalise. […] En tant que chrétiens nous ne devrions jamais nous demander seulement : comment puis-je me sauver moi-même ? Nous devrions aussi nous demander : que puis-je faire pour que les autres soient sauvés et que surgisse aussi pour les autres l’étoile de l’espérance ? Alors j’aurai fait le maximum pour mon salut personnel » [10].

« Nous nous adressons à présent à la Vierge Marie, qui a souffert sous la Croix le drame de la mort du Christ et qui a ensuite pris part à la joie de sa résurrection. Qu’elle nous aide, elle qui est la Porte du Ciel, à comprendre toujours plus la valeur de la prière d’intention pour les défunts. Ils sont proches de nous ! Qu’elle nous soutienne dans notre pèlerinage quotidien sur la terre et qu’elle nous aide à ne jamais perdre de vue l’objectif ultime de la vie qui est le Paradis » [11].

APPROFONDISSEMENT DE LA PAROLE DE DIEU :

“La béatitude éternelle“

Prière

Seigneur, en ce jour de commémoration de tous les fidèles défunts, je confie mon âme, les âmes de ma famille, les âmes de tous mes amis à ta divine miséricorde.

Demande

Seigneur, donne aux âmes des fidèles défunts qui me sont chers le repos éternel auprès de toi.

Réflexion

  1. L’Église nous invite en ce jour à prier pour les âmes des fidèles défunts et à méditer sur les fins dernières de notre existence. La réalité de la mort n’est pas facile à accepter pour nous. Elle suscite souvent en nous peur et tristesse. Mais pour nous, chrétiens, la mort n’est pas la fin de tout. Elle est un passage vers la vie éternelle qui nous attend et où nous avons l’espérance de pouvoir entrer dans la gloire de Dieu et jouir de son amour et de sa présence pour toute l’éternité. Nous sommes appelés aujourd’hui à alimenter cette espérance que le Seigneur nous offre. 
  2. Comment faire pour parvenir à cette béatitude éternelle auprès de Dieu ? Jésus nous montre le chemin dans l’Évangile d’aujourd’hui : « Tout ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. » Cheminer vers le ciel, c’est aller vers Jésus, c’est le chercher et le suivre grâce à notre foi.
    Il y a de multiples manières de le rencontrer dans notre quotidien, que ce soit par la prière ou la participation aux sacrements de l’Église, la lecture de la Parole de Dieu ou se mettre au service du Seigneur présent dans nos frères.
  3. Et si cela n’était pas suffisant pour nous rassurer que notre espérance n’est pas vaine, Jésus s’engage à nous aider : « Or, telle est la volonté de celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. » Lorsque nous nous abandonnons dans les bras du Seigneur, personne ne pourra nous y arracher.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, je suis conscient de ma faiblesse et de ma petitesse. Je ne peux pas arriver au ciel par mes propres forces. Ma justice est trop pauvre pour cela. Je suis un pécheur et j’ai besoin d’être sauvé par toi. Aide-moi par ta grâce à vivre une vie toujours plus détachée du mal. Aide-moi à cheminer vers toi dans ma vie quotidienne afin de parvenir un jour à la vie éternelle en ta présence.

Résolution

Me poser la question suivante : que me manque-t-il pour cheminer davantage vers Jésus aujourd’hui ?

[1]. Pape François, Angélus, 2 novembre 2014.

[2]. Benoît XVI, Audience générale, 2 novembre 2011.

[3] . Antienne d’ouverture. Messe du 2 novembre.

[4]. Benoît XVI, Audience générale, 12 janvier 2011.

[5]. Missel romain, Prière eucharistique II.

[6].Catéchisme de l’Église Catholique n° 958.

[7]. Saint Alphonse Marie de Liguori, Le grand moyen de la prière, ch. I, III.

[8]. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, Derniers entretiens, 6 août 1897.

[9]. Saint Josémaria, propos pris en 1967, cité dans X. Echevarria, Mémoire du bienheureux Josémaria Escriva, Rialp, Madrid, 2000, p. 187.

[10]. Benoît XVI, Spe salvi, 30 novembre 2007.

[11]. Pape François, Angélus, 2 novembre 2014

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